26 avril 2006

Des films de femmes

Arrivée trop tard cette année pour pouvoir proposer un temps de rencontre autour du cinéma des femmes comme je l'avais fait l'an dernier, je n'en oublie pas pour autant de promouvoir les films des femmes cinéastes, et particulièrement les premiers films.
Si l'on considère que les chances pour une femme de réaliser un long métrage sont très faibles, que la possibilité de réaliser un deuxième film est là encore des plus minimes, il est de toute première urgence qu'elles aient le soutien du public!
Au mois de février vous pouvez découvrir le trés beau film de Yasmine Kassari "L'enfant endormi"



En mars "Une nuit" de Niki Karimi et le documentaire de Ross Kaufmann et Zana Briski "Camera kids", un film que vous pouvez voir en famille.


Sera aussi à l'honneur en mars le film africain "Delwende, lève toi et marche" de Saint Pierre Yameogo qui, de manière presque documentaire, a réalisé un film sur les femmes burkinabé "pour les encourager à se battre et à se défendre" de coutumes ancestrales qui les ostracisent.


Au mois d'avril vous pourrez retrouver la cinéaste mongole Byambasuren Daya qui après "L'histoire du chameau qui pleure" persiste et signe dans ses chroniques de la vie des nomades de Mongolie avec "Le chien jaune de Mongolie". Elle traite de la disparition du nomadisme et de l'acculturation entrainée par la sédentarisation. Un film à voir en famille!


En mai encore des premiers films sur les femmes sur le thème des conséquences de la transformation sociale après un bouleversement historique:
"Stesti" cette fiction de Bodham Slama, cinéaste tchèque radiographie un groupe de voisins habitant un quartier populaire d'une petite ville tchèque qui porte les cicatrices de l'industrialisation : une jeune femme espère rejoindre son fiancé émigré en Amérique, son ami d'enfance est secrètement amoureux d'elle, une mère abandonnée délaisse ses enfants en attendant que son amant quitte sa famille pour s'engager avec elle.
"Zulu love letters" de Ramadan Suleman raconte l'après apartheid vu à travers l'histoire d'une femme engagée. Les conséquences des traumatismes du régime afrikaner sont toujours présentes. La volonté d'oubli n'efface pas les blessures du passé, surtout lorsque les tortionnaires impunis du passé tentent d'échapper à la justice.

19:55 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma femmes, Estive, Foix